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Les propos du secrétaire d’État Maxime Bernier dans le dossier de la diarrhée épidémique porcine (DEP) ont « déçu » le ministre québécois de l’Agriculture, François Gendron.
« J’en reviens pas. Ça ne me satisfait pas », a-t-il déclaré en entrevue à la Terre.
Sur le ton de l’ironie, le ministre fait la comparaison entre les règles de salubrité, pour le secteur porcin, et le comportement d’un malade dans un hôpital.
« Si, demain matin, je vais à l’hôpital et je me fais soigner, est-ce que je vais négliger mon hygiène parce que j’ai le droit de me laver quand je le veux? » questionne-t-il.
Il ajoute : « J’ai changé cinq fois de chambre dans mon petit séjour de deux jours [à l’hôpital], pour des raisons immunitaires, étant donné qu’il arrivait des cas pires que moi et qu’il fallait qu’ils soient mieux protégés. »
Le ministre Gendron estime que cette menace ne doit pas être prise à la légère et il compte bien le rappeler à son homologue Gerry Ritz. « C’est sérieux, ce dossier-là », insiste-t-il.
Il rappelle qu’en octobre dernier, lors de la conférence fédérale des ministres, le ministre fédéral de l’Agriculture avait été « clair » sur cet enjeu.
« Il m’avait dit : ‟C’est notre responsabilité; on va être d’une rigueur exemplaire aux frontières.” Je n’ai pas ce sentiment-là quand je lis les propos de Maxime Bernier. »
François Gendron estime qu’il est de son « devoir » de rappeler à Ottawa qu’il ne veut pas de « défaillance » dans les mesures de biosécurité.
Il vante enfin l’étroite collaboration de la filière porcine québécoise, qui se mobilise « collectivement » pour contrer l’arrivée de la DEP.
« Le gouvernement est en action, la filière porcine est en action. Quand le gouvernement fédéral se mettra-t-il au travail? » conclut le ministre.